Vivre sans la vue ni le son : comment le soutien communautaire transforme des vies
À quoi ressemble la vie quand on ne peut ni voir ni entendre le monde qui nous entoure ? Pour Lance Gaylord, c’est le quotidien. Grâce à la générosité des donateurs et au dévouement de nos employés, Lance vit pleinement sa vie.
Né avec seulement 40 % de vision, Lance a perdu la vue à la suite de plusieurs interventions chirurgicales provoquées par des complications de la rubéole. Sa première opération de l’œil a eu lieu à l’âge de neuf mois. Aujourd’hui, à 45 ans, Lance est sourdaveugle, un handicap qui affecte profondément sa capacité à communiquer et à interagir avec le monde.
Grâce au soutien de donateurs, Lance bénéficie de services spécialisés qui lui permettent de vivre de manière plus autonome. À 21 ans, il a emménagé dans une résidence supervisée de Service Ontarien de la Surdicecite, où il reçoit une assistance personnalisée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Des intervenants – des professionnels qui sont ses « yeux » et ses « oreilles » – l’aident à se repérer dans son environnement, à communiquer et à tisser des liens significatifs. Grâce à leur soutien, Lance a appris la langue des signes tactile, s’est fait des amis pour la vie et a pu s’épanouir dans sa passion pour la musique.
Steven Gaylord, le père de Lance et membre fondateur de Service Ontarien de la Surdicecite, se souvient de l’urgence qui a motivé la création de l’organisme :
« Nous avions constaté le manque de ressources pour les jeunes quittant le système scolaire et savions que nos enfants méritaient plus d’opportunités et un lieu où se sentir chez eux. Notre plaidoyer a mené à la création de foyers d’hébergement supervisé qui ont transformé des vies, dont celle de Lance. »
Lance profite pleinement de la vie, que ce soit en sentant le vent sur son visage lors de trajets en voiture ou en écoutant de la musique au casque. Un des souvenirs les plus précieux de Steven est le jour où Lance a signé le mot « boire » pour la première fois, une étape importante vers l’autonomie qui reflétait des années de progrès.
À l’approche des fêtes de fin d’année, Steven se réjouit de passer du temps avec Lance à la maison, tout en sachant que c’est dans sa résidence supervisée que Lance trouve véritablement la joie et le sentiment d’appartenir à une famille.